Seul dans un coin, replié sur lui-même,
Il n'ose relever la tête, visage blême,
Enfant balloté, bafoué, déchiré,
Garde en lui ses secrets,
Fragile, prisonnier innocent,
L'étincelle de vie s'éteint lentement,
Poupée de chiffon, fragile particule,
Comme un pantin qu'on désarticule,
Subit en silence dans l'ombre,
Pas un bruit dans la pènombre,
Derrière ses murs de pierre,
Semblable à une frontière,
Le silence est un ennemi qui condamne,
Il faut parler pour le repos de l'âme,
Faisons en sorte que s'ouvrent les portes,
Et qu'enfin la lumière l'emporte.
Le 22/11/2009.